Année après année, au même moment, la même manœuvre se répète : des tentatives concertées pour fragiliser Betty Lamy, figure de proue de la filière anguille en Haïti, et pour dresser contre elle les pêcheurs qu’elle défend depuis des années. Cette fois, elle a décidé de ne plus se taire.
« Ça devient prévisible », lance-t-elle, sans détour. « À chaque saison charnière, les mêmes manœuvres refont surface : rumeurs, pressions, tentatives de division. Ce n’est pas de la coïncidence, c’est une stratégie. Et j’en ai assez de la subir en silence. »
Une cible parce qu’elle dérange
Pour Betty Lamy, ces attaques ne sont pas anodines : elles visent directement son influence et sa proximité avec les pêcheurs, rabatteurs et exportateurs les plus modestes du secteur. « Si je dérange autant, c’est parce que je refuse de laisser certains acteurs transformer ce secteur en terrain de jeu pour leurs seuls intérêts. Je ne suis pas à vendre, et ça, visiblement, ça pose problème à certains. »
Elle dénonce une pression organisée, récurrente, qu’elle qualifie de véritable acharnement : « On cherche à m’isoler des associations avec lesquelles je travaille depuis des années. C’est une guerre d’usure, mais je ne partirai pas. »
Un message clair à ceux qui la ciblent
Sans nommer personne, Betty Lamy adresse un avertissement sans ambiguïté à ceux qu’elle qualifie d’« acteurs qui préfèrent la division au développement » : « Le secteur de l’anguille ne grandira jamais tant que certains continueront à préférer leurs intérêts personnels à ceux des familles qui en vivent. Je le dis clairement : je ne reculerai pas. »
Rester debout, pour les plus faibles
Elle réaffirme son engagement intact envers les pêcheurs artisanaux et les petites mains de la filière : « Ma place est à leurs côtés, un point c’est tout. Ceux qui espèrent me voir reculer perdent leur temps. »
RL News
