Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé, l’ingénieur Alex St-Gardien Jecrois apporte son soutien à la décision de rejeter le budget de 250 millions de dollars prévu pour l’organisation des prochaines élections générales en Haïti. Selon lui, cette décision repose sur une logique de bonne gouvernance. Elle tient compte à la fois des réalités nationales et des standards internationaux en matière de gestion électorale. L’auteur estime que le montant présenté dépasse largement les références observées dans plusieurs démocraties comparables.
Un coût par électeur jugé excessif
Avec environ 5,3 millions d’électeurs inscrits, le budget proposé représente un coût moyen de 47 dollars par électeur. À titre de comparaison, en République dominicaine le coût varie entre 8 et 12 dollars par électeur ; au Ghana et au Kenya il se situe entre 6 et 15 dollars ; tandis que dans certains États américains comme le Maryland il atteint entre 10 et 20 dollars malgré des infrastructures plus modernes. Pour Alex St-Gardien Jecrois, le budget soumis pour Haïti apparaît donc disproportionné, sans justification technique claire dans le contexte actuel.
Des défis sécuritaires et politiques majeurs
L’auteur souligne également que la situation sécuritaire demeure un obstacle central. Plusieurs zones du pays, notamment dans l’Ouest et l’Artibonite, échappent encore au contrôle effectif de l’État. Dans ces conditions, organiser un scrutin national pourrait fragiliser la crédibilité du vote, réduire la participation citoyenne, compromettre la sécurité des électeurs et affaiblir la légitimité des résultats. Autre préoccupation soulevée : l’existence de près de 320 partis politiques enregistrés dans le pays. Selon lui, cette fragmentation provoque une lourdeur administrative, une dilution de la représentation politique et un risque accru de dérives financières.
Budget électoral en Haïti : Alex St-Gardien Jecrois soutient le rejet du financement de 250 millions de dollars
Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé, l’ingénieur Alex St-Gardien Jecrois apporte son soutien à la décision de rejeter le budget de 250 millions de dollars prévu pour l’organisation des prochaines élections générales en Haïti. Selon lui, cette décision repose sur une logique de bonne gouvernance. Elle tient compte à la fois des réalités nationales et des standards internationaux en matière de gestion électorale. L’auteur estime que le montant présenté dépasse largement les références observées dans plusieurs démocraties comparables.
Un coût par électeur jugé excessif
Avec environ 5,3 millions d’électeurs inscrits, le budget proposé représente un coût moyen de 47 dollars par électeur. À titre de comparaison, en République dominicaine le coût varie entre 8 et 12 dollars par électeur ; au Ghana et au Kenya il se situe entre 6 et 15 dollars ; tandis que dans certains États américains comme le Maryland il atteint entre 10 et 20 dollars malgré des infrastructures plus modernes. Pour Alex St-Gardien Jecrois, le budget soumis pour Haïti apparaît donc disproportionné, sans justification technique claire dans le contexte actuel.
Des défis sécuritaires et politiques majeurs
L’auteur souligne également que la situation sécuritaire demeure un obstacle central. Plusieurs zones du pays, notamment dans l’Ouest et l’Artibonite, échappent encore au contrôle effectif de l’État. Dans ces conditions, organiser un scrutin national pourrait fragiliser la crédibilité du vote, réduire la participation citoyenne, compromettre la sécurité des électeurs et affaiblir la légitimité des résultats. Autre préoccupation soulevée : l’existence de près de 320 partis politiques enregistrés dans le pays. Selon lui, cette fragmentation provoque une lourdeur administrative, une dilution de la représentation politique et un risque accru de dérives financières.
Sept recommandations pour une réforme électorale crédible
Alex St-Gardien Jecrois recommande de fixer un plafond de 10 à 15 dollars par électeur, soit un budget total compris entre 53 et 80 millions de dollars. Il suggère aussi d’imposer un seuil minimal de représentativité de 1 % de l’électorat national afin de limiter la multiplication des partis. Il préconise ensuite un audit indépendant du registre électoral avec l’introduction d’outils biométriques. Sur le plan sécuritaire, au moins 80 % des centres de vote devraient être sécurisés avant toute échéance. Il appelle également à publier en temps réel les dépenses électorales pour renforcer la confiance publique. Le financement public devrait être réservé aux partis disposant d’une base électorale vérifiée. Enfin, il propose de commencer par des élections locales pilotes dans des zones stables avant d’envisager un scrutin national.
Pour l’auteur, le refus de ce budget ne constitue pas un rejet de la démocratie. Il s’agit plutôt d’un refus d’un système jugé inefficace, coûteux et potentiellement dangereux pour la crédibilité des institutions. Alex St-Gardien Jecrois estime enfin que cette position peut renforcer l’image de l’État haïtien auprès de ses partenaires internationaux en démontrant une volonté claire de transparence et de discipline dans la gestion des fonds publics.
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