Chapo — Des représentants de la société civile de Cayes-Jacmel dénoncent des opérations foncières qu’ils estiment illégales dans plusieurs zones de la commune. Ils demandent des explications aux autorités municipales et à la DGI.
CAYES-JACMEL, Haïti — Des représentants de la société civile de Cayes-Jacmel accusent la mairie et le bureau local de la Direction générale des impôts (DGI) d’être impliqués dans des opérations foncières controversées.
Lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Raymond-les-Bains, dans la section communale de Ravilormand, Jean Jules André Jules et Wilson Montrose ont dénoncé la vente ou l’attribution présumée de terrains qu’ils considèrent comme relevant du domaine de l’État.
Selon les deux intervenants, plusieurs parcelles auraient été cédées à des particuliers. Des constructions auraient ensuite été entreprises sur certains de ces terrains, notamment dans des zones proches du littoral.
La société civile estime que ces pratiques pourraient favoriser l’appropriation privée de biens appartenant au patrimoine foncier de l’État.
Des explications réclamées
Les représentants de la société civile demandent à l’agent exécutif intérimaire de Cayes-Jacmel et au responsable communal de la DGI de s’expliquer publiquement sur les transactions mises en cause.
Ils sollicitent également l’intervention du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales ainsi que du directeur général de la DGI.
La société civile souhaite que des vérifications soient menées afin de déterminer l’origine et le statut juridique des terrains concernés. Elle appelle aussi les autorités à agir rapidement pour éviter une éventuelle privatisation durable de ces espaces.
Ces accusations mettent en cause plusieurs institutions publiques locales. Elles nécessitent toutefois des vérifications indépendantes. Une enquête devra notamment établir la propriété des terrains, la légalité des éventuelles transactions et les responsabilités des personnes concernées.
Léger Mackenson
RL News
