L’ingénieur Alex St-Gardien Jecrois appelle les autorités de la transition à renforcer la transparence du processus électoral. Dans un communiqué publié le 21 juillet, il demande notamment des explications sur l’augmentation du budget des élections et des garanties pour une participation plus inclusive.
Selon Alex St-Gardien Jecrois, le budget électoral est passé de 55 millions de dollars américains à 120 millions, après avoir dépassé un temps les 200 millions de dollars. Cette hausse, affirme-t-il, n’a pas été accompagnée d’explications techniques suffisamment détaillées.
L’ingénieur estime qu’un budget compris entre 53 et 80 millions de dollars aurait pu être envisagé grâce à une meilleure rationalisation des dépenses et à une gestion plus efficace des ressources.
Face à cette augmentation, il appelle le Conseil électoral provisoire (CEP), la Primature et les autorités de la transition à publier rapidement une ventilation détaillée des dépenses. Selon lui, cette démarche est indispensable pour rassurer la population et les partenaires internationaux.
Une participation électorale jugée insuffisamment inclusive
Alex St-Gardien Jecrois s’inquiète également de l’absence de mesures destinées à plusieurs catégories d’électeurs.
Il souligne que des millions de personnes déplacées, notamment dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite, risquent d’être exclues du scrutin.
Il regrette aussi que la diaspora haïtienne, pourtant importante et engagée dans la vie politique du pays, ne bénéficie toujours pas d’un véritable mécanisme de participation.
Enfin, l’ingénieur relève qu’aucune solution n’a été annoncée pour permettre aux citoyens vivant dans les zones contrôlées par des groupes armés d’exercer leur droit de vote.
À ses yeux, un processus électoral qui laisserait de côté ces catégories de citoyens ne respecterait pas pleinement les principes d’égalité et de représentation démocratique.
Les quatre demandes adressées aux autorités
Dans son communiqué, Alex St-Gardien Jecrois formule quatre principales demandes :
publier une note détaillant la structure du budget électoral de 120 millions de dollars, avec la ventilation des dépenses et les hypothèses retenues ;
mettre en place un mécanisme garantissant la participation des personnes déplacées et des Haïtiens vivant à l’étranger ;
renforcer les mécanismes de transparence et de contrôle afin de rétablir la confiance des partis politiques, de la société civile et de la population ;
organiser une communication conjointe entre le CEP et l’Exécutif afin d’expliquer les fondements techniques et juridiques du processus électoral.
Un appel à la transparence
En conclusion, l’ingénieur estime que les institutions haïtiennes doivent envoyer un signal fort de transparence, de responsabilité et de cohérence. Selon lui, la crédibilité des élections dépendra de la capacité des autorités à répondre à ces préoccupations.
RL News
