Une meilleure interconnexion entre l’Office national d’identification (ONI) et le Conseil électoral provisoire (CEP) permettrait de simplifier l’inscription des électeurs, de réduire les erreurs administratives et de renforcer la crédibilité du processus électoral, selon une proposition soumise mercredi aux autorités électorales.
Dans une correspondance adressée au président et aux conseillers du CEP, l’ingénieur Alex Saint-Gardien Jecrois recommande de moderniser la gestion du registre électoral grâce à une intégration plus poussée des données détenues par l’ONI.
Cette proposition intervient alors que le CEP poursuit l’inscription des électeurs en vue des prochaines échéances électorales. L’institution exige que chaque citoyen se présente dans un Centre d’inscription et de vote avec une carte d’identification nationale valide, confirmant le rôle central de l’ONI dans ce processus.
Selon l’auteur de la correspondance, l’ONI dispose déjà d’une base de données nationale comprenant des informations biométriques et démographiques fiables. Ces données pourraient être utilisées, de manière sécurisée et contrôlée, pour alimenter directement le registre électoral, évitant ainsi des procédures répétitives.
Une telle interconnexion permettrait d’accélérer le traitement des dossiers, de limiter les erreurs matérielles et de réduire les coûts administratifs. Elle simplifierait également les démarches des citoyens appelés à s’inscrire sur les listes électorales.
L’auteur estime aussi qu’une meilleure coordination entre les deux institutions renforcerait la crédibilité du registre électoral. Elle offrirait un cadre plus conforme aux standards de la gouvernance numérique, où les administrations publiques échangent leurs données de façon sécurisée, traçable et efficace.
Dans sa proposition, il invite le CEP à renforcer son interconnexion technique avec l’ONI, à automatiser l’intégration des citoyens déjà identifiés lorsque les conditions techniques et juridiques le permettent, à réserver les vérifications manuelles aux situations particulières et à mettre en place des mécanismes de contrôle garantissant l’intégrité des données.
Il recommande également une communication claire auprès de la population afin d’expliquer les nouvelles modalités techniques et administratives.
Pour Alex Saint-Gardien Jecrois, cette modernisation contribuerait à alléger les procédures, à améliorer l’expérience des citoyens et à renforcer la confiance dans les institutions chargées d’organiser les élections.
La proposition a été transmise au CEP le 22 juillet 2026 et s’inscrit dans le contexte des préparatifs électoraux en cours en Haïti, où les autorités cherchent à améliorer la fiabilité du registre électoral et à faciliter la participation des citoyens.
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