L’Observatoire pour la Bonne Gouvernance et la Démocratie (OBGD) recommande une évaluation globale du processus électoral haïtien. Il estime que les amendements du décret électoral et les changements du calendrier nécessitent un réexamen des conditions d’organisation du scrutin.
Port-au-Prince, 9 octobre 2026._Dans un bulletin publié le 9 octobre, l’observatoire souligne que ces modifications, adoptées à la suite des revendications de partis et de groupements politiques, affectent l’organisation des élections générales, dont le premier tour est prévu le 13 décembre 2026.
Le document revient notamment sur les amendements du décret électoral du 2 juillet et du 5 octobre. Ces modifications concernent le fonctionnement du Conseil électoral provisoire (CEP), les conditions de candidature et les frais d’inscription.
Les frais de candidature ont notamment été réduits à un million de gourdes pour la présidentielle, 400 000 gourdes pour les sénatoriales et 100 000 gourdes pour les élections législatives. Les candidates bénéficient d’une réduction de 50 %, cumulable avec d’autres réductions.
Le calendrier électoral a également été modifié à plusieurs reprises. Le 5 octobre, le CEP a prolongé jusqu’au 31 octobre la période d’inscription des candidats.
Face à ces changements, l’OBGD appelle à rétablir la confiance dans l’institution électorale, à évaluer les conditions de sécurité et à clarifier les responsabilités des institutions concernées.
L’organisation recommande enfin l’adoption d’un calendrier réaliste, permettant aux citoyens d’exercer effectivement leur droit de vote.
Le bulletin est présenté avec la participation de plusieurs organisations, dont le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH-H), le Centre d’observation et de formation électorale (COFE), l’INDDESC, Sant Karl Lévêque (SKL) et l’UNAPAHA.
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