La Coalition des forces républicaines (CFR) dénonce une « impasse électorale » dont elle tient le gouvernement pour responsable. Elle exige que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dissolve sa plateforme politique.
Port-au-Prince, 5 octobre 2026 (RLnews). –Dans un communiqué daté de lundi, la CFR reproche au chef du gouvernement d’avoir lancé sa propre plateforme au détriment des autres partis. Elle estime que cette situation aggrave la crise humanitaire, l’insécurité et la méfiance politique.
La coalition cible le dernier rassemblement de cette plateforme, tenu dimanche dans un hôtel de Pétion-Ville. Selon elle, de l’argent y a été distribué ouvertement. Elle affirme que plus de 100 millions de gourdes auraient été prélevées « par voies détournées » sur le Trésor public pour financer l’événement.
La CFR rappelle que quatre associations patronales, l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID), la Conférence épiscopale d’Haïti et une quinzaine de plateformes politiques ont réclamé l’impartialité de l’État.
Elle juge par ailleurs « trop complaisant » le communiqué du Conseil électoral provisoire (CEP) du 28 septembre. Le CEP y condamnait l’ouverture prématurée de la campagne par la plateforme du Premier ministre. Selon le CEP, elle viole la loi électorale et le Pacte national pour la stabilité. Ce pacte interdit au Premier ministre de créer sa propre plateforme.
La CFR estime que la confiance dans le processus passe par la dissolution de cette plateforme. Elle appelle aussi à poursuivre la concertation entre forces politiques et sociales. Elle plaide pour une gouvernance « rassurante et équilibrée » afin de garantir des élections libres et honnêtes.
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