Le Collectif Défenseurs Plus estime que les conditions d’élections crédibles ne sont pas réunies pour le 13 décembre. Dans un rapport, l’organisation cite l’insécurité et un registre électoral très incomplet.
Port-au-Prince, 5 octobre 2026 (RLnews). –Selon ce document, qui couvre la période de novembre 2024 à septembre 2026, le maintien du calendrier actuel expose le pays à une contestation profonde des résultats. Le Collectif juge aussi qu’il existe un risque que les groupes armés influencent, voire contrôlent, le scrutin.
Le registre électoral est au cœur de ses critiques. À la fin de septembre, environ 706 720 électeurs étaient inscrits. Or la base de l’Office national d’identification (ONI) comptait environ 6,55 millions de personnes en août. Environ 5,8 millions détenaient une carte d’identification nationale valide. Le Collectif y voit un risque majeur d’exclusion électorale.
Insécurité et déplacements
Le rapport rappelle que 23 communes étaient sous le contrôle de groupes armés en décembre 2025. Il cite l’Organisation internationale pour les migrations, qui recensait environ 1,5 million de déplacés internes en septembre. Entre avril et juin, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a documenté 1 408 personnes tuées.
Le Collectif pointe aussi l’instabilité du cadre juridique. Plusieurs décrets électoraux se sont succédé entre décembre 2025 et juillet 2026. Il relève par ailleurs que le Conseil électoral provisoire (CEP) n’a pas publié le rapport trimestriel exigé par la loi.
Dix recommandations
L’organisation réclame un audit indépendant du registre électoral et une évaluation du CEP. Elle demande un mécanisme spécial pour les déplacés et un contrôle de l’usage des ressources publiques pendant la pré-campagne. Elle souhaite aussi une évaluation publique de la faisabilité du 13 décembre.
Le Collectif précise que ses constats ne sont pas des faits judiciairement établis. Il affirme que le pays ne doit pas renoncer aux élections.
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