Port-au-Prince, 14 juillet 2026 — Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) appelle les acteurs politiques à rejeter toute forme de violence et exhorte le gouvernement dirigé par le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, à rétablir la sécurité, organiser des élections ou faciliter une transition pacifique.
Dans un communiqué publié mardi, l’organisation dit prendre acte des déclarations de plusieurs responsables politiques, dont Claude Joseph et Joseph Lambert, condamnant les appels à la violence attribués au leader de Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse.
Ces réactions interviennent après des propos appelant au « déchoukaj » du pouvoir en place. Le RHAJAC estime qu’aucune revendication politique ne peut justifier des discours susceptibles d’alimenter la violence ou de menacer la stabilité du pays.
Le devoir de protéger la population
Selon le RHAJAC, les responsables politiques doivent privilégier le dialogue, respecter les institutions et éviter toute déclaration pouvant aggraver une situation sécuritaire déjà critique.
L’organisation rappelle toutefois que la responsabilité première revient aux autorités publiques. Elle estime que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé doit prendre des mesures concrètes pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Le RHAJAC appelle également le gouvernement à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Pour l’organisation, le maintien prolongé d’un pouvoir sans échéancier électoral clair alimente l’incertitude et fragilise davantage la confiance de la population.
Rejet de la violence et du désordre
Le réseau affirme comprendre les frustrations d’une population confrontée à l’insécurité, à la pauvreté et à la crise institutionnelle. Toutefois, il soutient que la violence politique ne peut constituer une réponse durable aux difficultés du pays.
« Les crises traversées par Haïti démontrent que la violence ne fait qu’approfondir l’instabilité », estime l’organisation, qui appelle les différents camps politiques à privilégier des solutions conformes aux principes démocratiques.
Le RHAJAC dit également avoir pris note de la convocation de Jean-Charles Moïse par le parquet de Port-au-Prince, prévue le 16 juillet. Il demande que cette procédure soit menée dans le strict respect des garanties légales.
Un appel à la responsabilité collective
En conclusion, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption invite les acteurs politiques, les institutions publiques et la société civile à faire preuve de responsabilité.
L’organisation plaide pour une sortie de crise fondée sur le rétablissement de l’État de droit, la sécurité des citoyens et l’organisation d’un processus électoral crédible.
RL news
