PORT-AU-PRINCE, 11 septembre 2026 — Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, alerte sur de possibles liens entre des acteurs politiques et les gangs en Haïti. Selon lui, ces relations pourraient affecter la crédibilité des prochaines élections.
Albert Ramdin affirme qu’il existe « un certain degré de collusion entre la sphère politique et les gangs ». Il s’exprimait jeudi lors d’un échange avec plusieurs agences de presse internationales, dont l’espagnole EFE.
Le responsable de l’OEA a indiqué avoir discuté de cette question avec les autorités haïtiennes lors de sa visite en Haïti, en août dernier.
Il a notamment plaidé pour des règles claires afin d’empêcher des candidats liés à des organisations criminelles de participer aux élections.
Pas de réponse claire
Albert Ramdin dit n’avoir reçu aucune réponse claire des autorités sur cette question.
Pour lui, il est nécessaire de savoir quels candidats sont concernés par d’éventuels liens avec des groupes criminels. Cette clarification permettrait, selon lui, d’évaluer leur impact sur le processus électoral.
L’insécurité, principal obstacle
Le secrétaire général de l’OEA considère l’insécurité comme le principal obstacle à la tenue des élections en Haïti.
Il s’est également interrogé sur l’efficacité de la Force de répression des gangs (GSF), déployée avec le soutien de l’ONU.
Albert Ramdin a enfin déploré le manque de soutien de certains pays ayant pourtant annoncé leur contribution à cette mission.
La crise haïtienne demeure une « priorité absolue » pour l’OEA, a-t-il assuré.
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