L’Opposition progressiste dénonce le « mépris d’État » après la disparition de quatre militaires salvadoriens et rejette le nouveau calendrier du CEP. Elle affirme préparer une alternative de rupture, avec un pouvoir exécutif à deux têtes.
Pétion-Ville, 29 octobre 2026 – Dans un communiqué, la coalition estime que les conditions ne sont pas réunies pour des élections crédibles. Elle accuse le Conseil électoral provisoire (CEP), « en complicité avec le Pouvoir exécutif », de vouloir organiser « une énième mascarade électorale ».
Selon elle, le calendrier électoral publié est « un mensonge d’État ». Il serait appuyé par les signataires du Pacte de la stabilité et de l’organisation des élections.
La coalition réagit aussi à la disparition de quatre Salvadoriens depuis le 18 octobre. Elle y voit la preuve d’un « effondrement » de l’autorité de l’État. Elle reproche aux autorités haïtiennes de ne fournir aucune explication, alors que le président salvadorien Nayib Bukele a clarifié publiquement la position de son pays.
L’Opposition progressiste juge la PNH et les FAd’H « réduites à l’impuissance ». Elle estime que la mission dirigée par le Salvador relègue la Force de répression des gangs au second plan. Elle réclame une enquête « sérieuse, transparente et rigoureuse », qu’elle juge hors de portée du pouvoir actuel.
Elle affirme mener depuis quatre semaines des consultations avec les forces vives du pays. Ces échanges visent à poser les bases d’une « gouvernance de rupture », capable de rétablir la sécurité, d’organiser des élections crédibles et de légitimer le pouvoir.
Le futur exécutif sera composé de personnalités « intègres, compétentes et respectées », dont les noms seront dévoilés « en temps venu ». La coalition promet de rendre publique son alternative « sans délai ».
Le communiqué est signé par plusieurs responsables, dont Me Annibal Coffy, le sénateur Dieuseul Simon Desras, le député Jonas Coffy, l’ingénieur Saint-Armand Delissaint et Me Francisco Alcide. Il engage des formations signataires de l’Accord de Montana, dont Consensus politique, Opposition plurielle, Konviksyon pou Chanjman et le MOPELID.
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