Un témoignage élogieux sur Olivier Barrau relance le débat sur la transparence de ses finances. Dans une tribune, Josselin Paul s’interroge sur l’origine des véhicules remis à des salariés. Le texte pose ces questions alors que le dirigeant affiche des ambitions présidentielles.
Port-au-Prince, 31 octobre 2026._ Roody Sanon, ancien collaborateur d’Olivier Barrau, a salué la générosité de son ex-patron. Selon lui, des véhicules étaient mis à la disposition des salariés. Certains en auraient reçu un après deux ans de service.
Pour Josselin Paul, ce récit soulève une question qu’il ne règle pas. Qui finançait ces avantages, et selon quelles règles ? Le témoignage ne précise ni l’origine des véhicules, ni leur propriétaire, ni les conditions de leur transfert.
Une distinction jugée essentielle
L’auteur demande s’il s’agissait de véhicules de fonction, de cadeaux personnels ou d’avantages payés par l’entreprise. Selon lui, la réponse change tout.
La question prend du poids, ajoute-t-il, à cause du profil de M. Barrau. Il a été présenté comme président de la Banque de l’Union haïtienne (BUH) et dirigeant de l’Alternative Insurance Company (AIC).
Des allégations non étayées dans le texte
La tribune évoque aussi des sujets que M. Sanon n’a pas abordés : l’influence de M. Barrau auprès de Jovenel Moïse, l’orientation de fonds de retraite de l’ONA vers la BUH, son rôle à l’OFATMA. L’auteur affirme que M. Barrau contrôle depuis cette période des directions générales et des Chambres de commerce. Il présente Laurent Saint-Cyr, dernier Conseiller-Président du CPT, comme un proche.
La transparence en question**
Olivier Barrau affiche des ambitions présidentielles et dit vouloir combattre la corruption. Pour Josselin Paul, ces engagements appellent des réponses précises. La transparence, écrit-il, doit aussi s’appliquer à la gestion des intérêts privés.
La Rédaction
