Les Nations unies ont répondu mardi à la lettre de Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », chef du gang 400 Mawozo. L’organisation précise que la réception du courrier ne vaut ni approbation de son contenu, ni reconnaissance de son auteur. Le chef de gang avait demandé lundi une médiation de l’ONU.
Saint-Domingue, 3 novembre 2026 – Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a réagi à la demande de dialogue avec les forces internationales déployées en Haïti. Celle-ci faisait suite à l’enlèvement de quatre soldats salvadoriens, le 18 octobre.
« Nous avons reçu une lettre signée par M. Wilson Joseph, du groupe rebelle Gwoup 400, adressée au Secrétaire général. Toutefois, la réception de cette lettre ne constitue ni une approbation de son contenu, ni une reconnaissance de son auteur, ni une prise de position de l’ONU », a-t-il déclaré.
Préoccupation pour les civils
Stéphane Dujarric a dit l’inquiétude de l’ONU face à la situation des communautés, « les plus touchées » par la crise. Il a rappelé l’importance du respect du droit international, de la protection des populations et de la recherche de solutions pacifiques.
Les renforts salvadoriens hors du mandat de la GSF
L’ONU a pris connaissance du déploiement de renforts militaires salvadoriens en Haïti. Selon Stéphane Dujarric, la grande majorité d’entre eux ne relèvent pas de la Force de répression des gangs (GSF). Ils sont donc hors du champ du mandat et des rapports du Bureau d’appui des Nations unies.
Il a souligné que la transparence et la responsabilité restent essentielles pour maintenir le soutien international et protéger la population. L’ONU, a-t-il ajouté, reste déterminée à soutenir le rétablissement de la sécurité et de la stabilité, « dans le cadre d’une réponse internationale coordonnée ».
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