Pitit Dessalines saisit l’ONU et exige des preuves ou le retrait du nom de Moïse Jean-Charles d’un rapport sur le trafic de civelles.
PORT-AU-PRINCE, 23 octobre 2026 – Le parti Pitit Dessalines a saisi le secrétaire général de l’ONU et le Groupe d’experts sur Haïti pour contester les accusations visant son leader, l’ex-sénateur Moïse Jean-Charles, dans un rapport onusien.
Les allégations figurent aux paragraphes 153 à 159 du rapport S/2026/714. Le groupe d’experts a été créé par la résolution 2653 (2022) du Conseil de sécurité.
Le parti exige des preuves « précises, vérifiables et corroborées ». À défaut, il réclame le retrait du nom de son leader des passages concernés.
Selon Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles ne figure pas parmi les titulaires de licences d’exportation de civelles. Le parti demande donc aux experts de préciser les éléments sur lesquels ils s’appuient pour lui attribuer un rôle dans cette filière.
Il rappelle que le commerce des civelles (zangi) n’est pas illégal en soi, dès lors que les exportateurs respectent la réglementation. Il demande aussi que soit clarifié l’accord conclu entre l’Association nationale pour la protection des ressources aquatiques (ANAPRA) et l’État haïtien, notamment sur les responsabilités de chacun dans le circuit d’exportation, des ports haïtiens aux ports de destination.
En cas de contrebande avérée, le parti réclame une enquête rigoureuse pour identifier les circuits, les opérateurs et les éventuelles défaillances des autorités de contrôle. Les responsabilités, insiste-t-il, doivent reposer sur des preuves, « non sur des accusations sélectives ».
Faute de preuves, Pitit Dessalines annonce qu’il réclamera un « Procès des Zangi », en référence au procès des timbres de 1975. Le parti se réserve en outre le droit d’engager toute action devant les instances nationales et internationales pour défendre son honneur.
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