Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pélissier, a installé, ce vendredi 5 juin 2026, Uder Antoine au poste de directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP). Cette nomination intervient dans un contexte de désaccord entre le gouvernement et l’institution électorale autour du nouveau décret électoral adopté en Conseil des ministres.
La cérémonie d’installation s’est tenue au siège du CEP, à Pétion-Ville, en présence de plusieurs hauts responsables de l’État. Parmi eux figuraient le secrétaire général du Bureau du Premier ministre, Francis Gratia, le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, ainsi que le président du CEP, Jacques Desrosiers, selon un communiqué officiel.
Prenant la parole, Uder Antoine a appelé à l’unité, à la responsabilité et à la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés. Il a souligné la nécessité de conjuguer les efforts afin de relever les défis liés à l’organisation du processus électoral.
Le nouveau directeur général a également réaffirmé la volonté des autorités de mobiliser les ressources nécessaires pour renforcer l’institution électorale. Selon lui, cet engagement doit permettre de garantir la tenue des prochaines élections générales dans le respect des principes démocratiques et de la stabilité républicaine.
Le gouvernement veut accélérer le processus électoral
De son côté, le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, a présenté cette installation comme une « étape majeure » dans l’accélération du processus électoral.
Il a estimé que le nouveau décret électoral, adopté en Conseil des ministres le 2 juin dernier, constitue un outil essentiel pour l’organisation d’élections crédibles, inclusives et démocratiques.
Selon le ministre, ce texte doit contribuer à renforcer le cadre institutionnel nécessaire à la préparation du scrutin.
Un contexte marqué par un bras de fer avec le CEP
Cette installation intervient toutefois dans un climat de tensions entre le gouvernement et le Conseil électoral provisoire.
Le CEP avait en effet rejeté le décret électoral controversé promulgué le 2 juin. Le texte prévoit notamment la création d’une direction générale dotée de prérogatives élargies au sein de l’institution.
Dans la foulée, le Conseil avait interdit à Uder Antoine, recruté le 14 avril comme directeur exécutif, l’accès aux locaux du CEP. L’institution avait également mis fin à son contrat par une résolution adoptée le 3 juin.
L’installation officielle de M. Antoine à la direction générale du CEP ouvre ainsi un nouvel épisode dans les relations entre le gouvernement et l’organe chargé de l’organisation des élections en Haïti.
RL News
