PORT-AU-PRINCE, 14 octobre 2026.- Le juriste Rénald Luberice affirme que la Constitution haïtienne est plus stricte que le droit français sur l’intégrité des candidats aux élections. Dans un message publié sur X, il vise, selon nos informations, les ambassadeurs de France et d’Espagne.
Il dénonce les « donneurs de leçons » qui présentent des législations étrangères comme des modèles de rigueur. Sur ce point précis, estime-t-il, ce n’est pas le cas.
Il cite l’exemple du droit français. Une condamnation pénale n’y fait pas automatiquement obstacle à une candidature. Il faut qu’une inéligibilité soit applicable.
En Haïti, la règle est différente, explique-t-il. Les articles 91, 96 et 135 de la Constitution fixent une condition pour être élu député, sénateur ou président de la République. Le candidat ne doit jamais avoir été condamné à une peine afflictive et infamante pour un crime de droit commun.
Une condition permanente
Pour M. Luberice, la différence est fondamentale. L’absence de certaines condamnations passées devient une condition permanente d’accès aux plus hautes fonctions électives. Il reconnaît toutefois une limite : les institutions chargées d’appliquer ces règles doivent les respecter.
Il juge enfin que bien des prises de position étrangères sur Haïti, y compris sur le territoire national, relèvent d’une « mentalité coloniale ». Il les rattache aux théories de Gobineau.
« Ne tombons pas dans ce piège », conclut-il.
Les ambassades de France et d’Espagne n’avaient pas réagi au moment de la publication.
RLnews
