L’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant dément avoir été agressé dans le Nord lors d’un rassemblement de Viktwa. Il accuse un certain « Ti Loulou » de l’avoir harcelé pour obtenir de l’argent et défend la dynamique du regroupement, qui réunit 52 partis politiques.
PORT-AU-PRINCE, 31 août 2026. — Jean-Henry Céant sort de son silence. L’ancien Premier ministre dément catégoriquement les informations selon lesquelles il aurait été victime d’une agression dans le Nord lors d’un rassemblement du regroupement politique Viktwa.
« Je n’ai jamais été agressé », affirme-t-il.
Selon Jean-Henry Céant, un certain « Ti Loulou », qu’il qualifie d’« abòlotcho politique », le harcelait pour lui réclamer de l’argent. Il rejette toutefois tout lien entre cet épisode et une quelconque agression physique.
52 partis réunis : « une victoire »
L’ancien chef du gouvernement assume pleinement son engagement au sein de Viktwa. Pour lui, la capacité du regroupement à réunir 52 partis politiques constitue déjà une victoire.
Il voit également dans les rapprochements entre responsables politiques un signe positif. « Prendre dans ses bras Pascal Adrien et Jorchemy Jean-Baptiste est une victoire », estime-t-il.
Pour Céant, cette démonstration d’unité peut donner à Viktwa un poids important dans la bataille électorale.
Un candidat « pas inconnu »
Jean-Henry Céant défend également le profil du candidat à la présidence choisi par Viktwa.
Contrairement à ceux qui le présentent comme un inconnu, l’ancien Premier ministre rappelle que celui-ci a été secrétaire d’État à la Population et candidat à la députation dans la troisième circonscription de Port-au-Prince.
Il affirme également que le candidat est bien connu du milieu des affaires. Il le présente comme un homme doté d’« entregent » et d’expérience, capable, selon lui, d’assumer la fonction présidentielle.
Céant renonce à la présidentielle
Jean-Henry Céant explique aussi sa décision de ne pas briguer la présidence.
Il assure que ce choix ne découle pas uniquement des sanctions canadiennes qui le visent. Sa principale préoccupation serait, dit-il, d’éviter de placer Haïti dans une situation susceptible de compliquer ses relations et sa coopération avec d’autres pays.
« Je vois d’abord le pays », affirme-t-il.
L’ancien Premier ministre précise néanmoins qu’il ne demande pas aux autres candidats sanctionnés de prendre la même décision.
« Les élections sont un impératif »
Sur le processus électoral, Jean-Henry Céant se montre catégorique : les élections doivent avoir lieu.
Il reconnaît que Viktwa, comme d’autres structures politiques, nourrit des préoccupations concernant le processus. Mais ces difficultés ne doivent pas, selon lui, servir de prétexte à un nouveau report.
Il appelle donc le gouvernement et le Conseil électoral provisoire (CEP) à assumer leurs responsabilités et à travailler, chacun dans son domaine, afin de permettre la tenue des élections dans un délai raisonnable.
Pour Jean-Henry Céant, l’objectif est désormais clair : organiser les élections et permettre au pays d’avancer.
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