L’Alliance nationale des forces organisées et solidaires pour Haïti (ANFOS) demande au gouvernement de faire toute la lumière sur le massacre survenu à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Dans une lettre ouverte au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’organisation réclame une enquête indépendante et l’établissement des responsabilités.
PORT-AU-PRINCE, 26 août 2026 — L’Alliance nationale des forces organisées et solidaires pour Haïti (ANFOS) appelle le gouvernement à enquêter sur le massacre perpétré à Kenscoff. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le parti dit attendre des réponses sur les circonstances de l’attaque.
ANFOS rappelle que Kenscoff fait face depuis plusieurs mois à des attaques répétées. L’organisation estime que la vulnérabilité sécuritaire de la commune était connue des autorités.
Elle demande notamment si les autorités disposaient d’informations sur une éventuelle attaque imminente. Elle veut aussi savoir quelles mesures préventives avaient été prises et qui en avait la responsabilité.
L’organisation s’interroge également sur le dispositif de sécurité déployé à Kenscoff. Elle demande pourquoi les moyens disponibles n’ont pas permis de protéger efficacement la population.
ANFOS réclame par ailleurs des précisions sur la chaîne de commandement avant, pendant et après l’attaque. Elle souhaite connaître le rôle joué par la Police nationale d’Haïti (PNH), les Forces armées d’Haïti (FAd’H), la force internationale et d’éventuelles structures de sécurité privées.
L’organisation évoque aussi la présence éventuelle de mercenaires ou de contractants armés. Elle demande que leur éventuelle participation soit établie et que leur chaîne d’autorité soit précisée.
ANFOS affirme toutefois ne formuler « aucune accusation sans preuves ». Elle demande l’ouverture d’une enquête indépendante et crédible. Elle réclame également la publication des principales conclusions de cette enquête.
L’organisation appelle enfin le gouvernement à présenter un plan concret pour renforcer la sécurité de la population de Kenscoff.
Pour ANFOS, les autorités doivent déterminer « qui savait, qui devait agir, quelles décisions ont été prises et pourquoi la population n’a pas été suffisamment protégée ».
« L’État doit protéger. L’État doit enquêter. L’État doit rendre justice et rendre des comptes », écrit l’organisation.
La lettre, datée du 25 août 2026, est signée par Walsonn Sanon, président d’ANFOS pour Haïti.
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