La Conférence des pasteurs haïtiens (COPAH) condamne les assassinats, enlèvements et actes de terreur signalés à Kenscoff. Elle exige des mesures immédiates pour protéger la population et poursuivre les responsables.
PORT-AU-PRINCE, 26 août 2026 — La Conférence des pasteurs haïtiens (COPAH) a condamné mercredi les violences commises à Kenscoff. L’organisation dénonce des assassinats, des enlèvements et des actes de terreur visant plusieurs dizaines de citoyens.
Dans un communiqué, la COPAH accuse les autorités haïtiennes de ne pas assurer leur mission de protection de la population. Elle met notamment en cause le gouvernement et la Police nationale d’Haïti (PNH).
L’organisation déplore l’absence de résultats concrets face à l’insécurité. Elle estime que les promesses des autorités ne suffisent plus alors que des familles sont endeuillées et que des communautés vivent sous la menace des groupes armés.
La COPAH présente ses condoléances aux familles des victimes. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes enlevées, leurs proches et les communautés touchées par les violences.
Des mesures immédiates exigées
La conférence religieuse réclame des actions « immédiates, concrètes et vérifiables ». Elle demande notamment la libération des personnes retenues en otage et l’arrestation des auteurs, commanditaires et complices des crimes.
La COPAH appelle aussi les autorités à empêcher de nouvelles attaques et à restaurer l’autorité de l’État dans les zones affectées par la violence armée.
Critiques contre la communauté internationale
La COPAH critique également les ambassades étrangères, l’ONU et d’autres acteurs internationaux impliqués dans la crise haïtienne. Elle leur reproche de limiter leurs réactions à des condamnations et à des déclarations de préoccupation.
Selon l’organisation, la communauté internationale doit agir de manière cohérente face aux violences. Elle dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » dans la défense des droits humains et la protection des populations.
La COPAH demande notamment aux acteurs internationaux de cesser tout soutien aux responsables présumés de liens avec les groupes armés. Elle réclame également des mesures contre ceux qui contribueraient, directement ou indirectement, au maintien de l’insécurité et de l’impunité.
« La vie des Haïtiens compte. La sécurité du peuple haïtien ne peut plus attendre », conclut la COPAH.
Le communiqué est signé par le révérend Dr Ernst Pierre Vincent, président de l’organisation.
RL News
