Port-au-Prince, 25 août 2026 — Le Consensus Politique National dénonce le massacre survenu à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août. Selon cette structure politique, plus d’une trentaine de personnes ont été tuées. Elle accuse les autorités de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour protéger la population.
Dans une note publiée le 24 août, le Consensus Politique National se dit « consterné » et condamne fermement les violences. Il estime que les forces de l’ordre n’ont pas répondu de manière adéquate aux menaces qui pesaient sur Kenscoff.
L’organisation met notamment en cause le commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH). Elle affirme que les autorités disposaient d’alertes sur les risques d’attaques, mais n’auraient pas déployé de dispositif préventif suffisant.
Le gouvernement critiqué
Le Consensus Politique National estime que cette nouvelle attaque démontre l’incapacité du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à assurer la sécurité de la population.
La structure politique va plus loin. Elle affirme que « l’État de facto est mort » et réclame le remplacement du gouvernement.
Le Consensus critique également le calendrier électoral prévu pour le 13 décembre 2026. Il juge difficilement envisageable l’organisation d’élections dans un contexte marqué par l’insécurité et le contrôle de plusieurs zones du pays par des groupes armés.
L’organisation accuse ainsi les autorités de maintenir, selon elle, une « fiction » électorale alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer.
Appel au remplacement du gouvernement
Le Consensus Politique National adresse aussi une mise en garde au Conseil électoral provisoire (CEP), aux partis politiques et aux acteurs internationaux impliqués dans le processus électoral.
Il estime que ceux qui soutiendraient l’organisation d’élections dans les conditions actuelles pourraient être tenus responsables des conséquences de la crise.
Le regroupement réaffirme son appel au départ du gouvernement. Il propose la mise en place d’un « Exécutif bicéphale » et l’activation d’une « Conférence nationale souveraine ».
Selon le Consensus, ces mesures permettraient de restaurer l’ordre institutionnel, de rétablir la sécurité et de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections.
La structure politique conclut sa note en rendant hommage aux victimes de Kenscoff et en appelant à des mesures urgentes pour protéger la population.
RL News
