AME1824. PUERTO PRÍNCIPE (HAITÍ), 31/10/2026.- Integrantes del Ejército de El Salvador custodian este sábado, durante el segundo día de patrullaje como parte de la búsqueda de cuatro soldados de su país desaparecidos hace 13 días tras un ataque de bandas armadas en Puerto Príncipe (Haití). EFE/ Jonet St. Élois
Des soldats salvadoriens ont participé lundi à une offensive de grande envergure contre les gangs 400 Mawozo et Chen Mechan, dans la plaine du Cul-de-Sac. L’opération visait la zone où quatre militaires salvadoriens ont disparu après une embuscade, le 18 octobre. Les médias haïtiens font état d’une dizaine de présumés bandits tués, sans bilan officiel.
Croix-des-Bouquets, Haïti, 3 novembre 2026 – Selon l’agence EFE, les soldats ont progressé en colonne, à bord d’une dizaine de véhicules blindés. Ils étaient armés de fusils d’assaut et se dirigeaient vers des zones sous influence des gangs. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent les blindés dans des rues apparemment désertes.
La Police nationale d’Haïti (PNH) a confirmé une opération avec l’appui de la Force de répression des gangs (GSF). Elle affiche trois objectifs : démanteler les points de collecte illégaux, prévenir les enlèvements et reprendre les espaces utilisés par les groupes armés pour attaquer la population.
Des affrontements sur trois points
Les combats se sont concentrés à Santo 17, au pont de la Croix-des-Missions et au carrefour Chada. Les groupes armés ont érigé des barricades pour freiner l’avancée. Des unités spécialisées de la PNH ont opéré dans la zone, avec des blindés supplémentaires.
Plusieurs sources haïtiennes évoquent une dizaine de présumés membres de gangs tués. La police n’a publié aucun bilan officiel des morts, des blessés ou des arrestations.
Pourquoi Croix-des-Bouquets ?
Les quatre techniciens aéronautiques salvadoriens ont disparu dans cette zone, le 18 octobre. Des membres d’un gang avaient attaqué et incendié le véhicule blindé où ils se trouvaient.
La commune est aussi l’un des principaux fiefs du gang 400 Mawozo, dirigé par Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou ». Ce groupe est impliqué dans des enlèvements, des extorsions et le contrôle des axes de transport. L’opération a ainsi élargi la recherche des disparus à une offensive contre les groupes armés du secteur.
Qui commande les troupes ?
La question de la chaîne de commandement reste ouverte. Le 2 novembre, l’ONU a indiqué que la grande majorité des militaires salvadoriens ne relève pas de la GSF. Ils sont donc hors de son mandat et de ses mécanismes de reporting.
Le porte-parole Stéphane Dujarric a fait cette précision alors que l’organisation examinait une lettre de Wilson Joseph. Le chef des 400 Mawozo y demandait une médiation internationale.
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