Port-au-Prince, 26 août 2026 — Le Parti Républicain Haïtien (PRHA/HAYITI) dénonce l’utilisation présumée de données personnelles de citoyens à leur insu dans des listes d’adhésion politique. La formation réclame un audit indépendant des listes soumises par les partis et des sanctions contre les formations reconnues coupables de fraude.
Le PRHA/HAYITI estime que l’inscription de citoyens sans leur consentement constitue un « vol d’identité institutionnel » et une grave atteinte au droit à la vie privée.
Le parti dénonce également les pratiques consistant à conditionner l’accès à certains services publics ou aux cartes d’identité à la signature de fiches d’adhésion politique. Il juge cette pratique comme une exploitation inacceptable de la précarité des citoyens.
Le PRHA/HAYITI dénonce une rupture de l’équité électorale
Selon le parti, l’utilisation présumée de fichiers issus de l’administration publique donnerait un avantage indu à certaines formations politiques.
Le PRHA/HAYITI estime que cette situation rompt l’équité entre les partis. Il souligne que les formations démocratiques indépendantes doivent mobiliser leurs militants sur le terrain, malgré les risques sécuritaires, pour convaincre librement les électeurs.
Face à ces accusations, le PRHA/HAYITI formule plusieurs recommandations.
Le parti demande d’abord la création immédiate d’une commission d’audit indépendante associant notamment le Conseil électoral provisoire (CEP) et la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA).
Cette commission devrait effectuer des contrôles physiques et téléphoniques par échantillonnage des 30.000 membres présentés par chaque parti.
Le PRHA/HAYITI réclame également l’ouverture d’une enquête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) au sein de l’Office national d’identification (ONI). L’objectif serait de déterminer si des données biométriques ont été extraites ou utilisées sans autorisation à des fins politiques.
Le parti propose aussi la création d’une plateforme permettant à chaque citoyen de vérifier s’il figure sur la liste d’adhérents d’une formation politique sans son consentement. Les personnes concernées pourraient ainsi demander leur radiation immédiate.
Enfin, le PRHA/HAYITI demande des sanctions électorales et pénales contre les partis reconnus coupables d’avoir utilisé des biens publics ou falsifié des registres.
Le parti affirme qu’une élection fondée sur la fraude ne peut produire la stabilité. Il assure qu’il entend utiliser toutes les voies légales pour défendre la volonté populaire.
Le document est signé par Me Francisco René, avocat et président du PRHA/HAYITI.
RL News
