Jacmel, Haïti, le 17 juin 2026. – Créée pour faciliter le déplacement des élèves, la compagnie de transport scolaire « Dignité » fait aujourd’hui l’objet de vives critiques dans le département du Sud-Est. Malgré la nomination d’un directeur départemental, le service peine à remplir sa mission.
Selon plusieurs citoyens de Jacmel, l’entreprise publique n’existe désormais que de nom. Ils affirment qu’elle offre très peu de services aux élèves de la région et que près de 95 % de sa flotte de bus est hors d’usage.
Face à cette situation, une partie de la population pointe du doigt le directeur général de la compagnie, Didier Benel, qu’elle accuse de mauvaise gestion et d’inefficacité.
Par ailleurs, l’Organisation Socio-Éducative EPH demande à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) ainsi qu’à l’Unité Centrale de Renseignements Financiers et du Patrimoine de l’État (UCREPH) d’ouvrir une enquête sur l’utilisation des fonds publics alloués à la compagnie dans le Sud-Est.
S’exprimant au nom de l’organisation, Jean Bernard Maurice estime qu’il est indispensable de faire toute la lumière sur la gestion des ressources destinées au transport scolaire dans la région.
Selon lui, les fonds débloqués en faveur de la compagnie n’ont pas permis d’assurer le service attendu par les élèves et leurs familles.
« Une telle enquête constituerait un acte de justice pour les écoliers et les parents du Sud-Est, qui continuent de subir les conséquences de l’absence de ce service essentiel », a déclaré Jean Bernard Maurice.
L’organisation espère désormais une réponse rapide des autorités compétentes afin de déterminer les responsabilités éventuelles dans ce dossier.
Léger Mackenson
RL News
