Port-au-Prince, 7 juillet 2026 – Cinq ans après l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, Martine Moïse est sortie de son silence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ancienne Première dame est revenue sur la nuit du 7 juillet 2021. Elle dénonce un crime qu’elle qualifie de « révoltant » contre son époux, sa famille et le peuple haïtien.
Martine Moïse évoque les conséquences de l’attaque
D’abord, Martine Moïse affirme qu’elle souffre encore des blessures subies lors de l’attaque. Selon elle, les séquelles physiques restent importantes cinq ans après les faits.
Par ailleurs, elle estime que l’assassinat de Jovenel Moïse ne relève pas d’un acte isolé. Elle affirme que ce processus aurait commencé dès la candidature de son mari à la présidence. À ses yeux, certains secteurs du système politique refusaient son accession au pouvoir.
Des accusations contre plusieurs acteurs
Ensuite, l’ancienne Première dame dénonce ce qu’elle appelle un « système de prédation ». Selon elle, ce système regroupe des oligarques et des responsables politiques hostiles aux principes démocratiques.
Elle soutient également que ces acteurs ne respectent pas la Constitution du 29 mars 1987. Elle rappelle que cette Constitution garantit au peuple le droit de choisir librement ses dirigeants.
En outre, Martine Moïse met en cause le directeur de l’UCREF ainsi que le responsable du RNDDH. Elle accuse aussi plusieurs personnalités des médias d’avoir, selon elle, cherché à discréditer Jovenel Moïse avant et pendant son mandat.
Des critiques contre la justice haïtienne
Par ailleurs, l’ancienne Première dame critique le fonctionnement de la justice haïtienne. Elle affirme que des personnes qu’elle considère comme impliquées dans le complot ayant conduit à l’assassinat de son mari occupent aujourd’hui des postes d’influence au sein des institutions publiques et judiciaires.
Toutefois, elle n’a présenté aucun nouvel élément de preuve dans cette déclaration pour étayer ces accusations.
Un appel à la vigilance
Enfin, Martine Moïse appelle les Haïtiens, tant dans le pays que dans la diaspora, à rester vigilants face à la crise politique actuelle.
Elle accuse également les autorités en place de favoriser, selon ses propos, la création d’une opposition destinée à organiser des mouvements de contestation contre le gouvernement.
Cinq ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, cette nouvelle prise de parole relance le débat sur les responsabilités, les enquêtes judiciaires et la quête de vérité autour de ce dossier qui continue de marquer la vie politique haïtienne.
RL News
