Port-au-Prince, le 2 juillet 2026 – L’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant a réagi à la révocation de Hans Ludwig Joseph de la direction générale de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Il salue cette décision, tout en estimant qu’elle intervient tardivement.
Dans une déclaration publiée sur son compte X, l’ancien chef du gouvernement affirme que l’ex-directeur de l’ULCC aurait détourné l’institution de sa mission, qui consiste à prévenir, enquêter et combattre la corruption. Selon lui, cette situation a contribué à fragiliser la crédibilité d’un organisme clé dans le dispositif de gouvernance publique.
Jean-Henry Céant appelle les autorités à profiter de cette transition pour renforcer l’indépendance de l’ULCC. Il estime qu’une institution autonome, à l’abri des influences politiques, est indispensable pour rétablir la confiance du public dans les mécanismes de contrôle de l’État.
L’ancien Premier ministre demande également la publication des déclarations de patrimoine d’entrée et de sortie de Hans Ludwig Joseph. Il juge cette démarche essentielle au nom de la transparence et de la reddition de comptes, afin de démontrer que les responsables de la lutte contre la corruption sont soumis aux mêmes exigences d’intégrité que les autres responsables publics.
En conclusion, Jean-Henry Céant affirme que la lutte contre la corruption ne peut produire des résultats durables qu’à travers des institutions fortes, crédibles et indépendantes. Il invite les autorités à inscrire les réformes annoncées dans cette dynamique afin de consolider l’État de droit et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
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