Walsonn Sanon affirme que les 500 tonnes de riz offertes par la Guyane ne doivent pas être interprétées comme une victoire pour Haïti. S’il remercie le peuple et le gouvernement guyanais pour ce geste de solidarité, il estime que cette aide met surtout en évidence les faiblesses de la politique agricole nationale.
Selon lui, cette livraison rappelle l’effondrement progressif de la production locale et la dépendance croissante du pays aux importations alimentaires.
Un potentiel agricole insuffisamment exploité
Pour Walsonn Sanon, Haïti dispose pourtant d’importantes terres agricoles. Il cite notamment la vallée de l’Artibonite, la plaine des Cayes, particulièrement Torbeck, la plaine de Maribaroux ainsi que les terres de Saint-Raphaël.
Il estime qu’il est préoccupant qu’un pays doté d’un tel potentiel soit contraint de dépendre de l’aide alimentaire internationale.
Des questions adressées aux autorités
L’auteur s’interroge sur l’absence de résultats concrets dans le secteur agricole. Il demande où en sont les grands projets agricoles annoncés, les investissements promis, les programmes de mécanisation ainsi que les dispositifs de financement destinés aux producteurs.
Par ailleurs, il estime que le ministère de l’Agriculture devrait jouer un rôle central dans le redressement économique du pays. Selon lui, les performances enregistrées jusqu’à présent restent en deçà des attentes de la population.
« La dépendance ne peut devenir une politique »
Walsonn Sanon considère que l’aide internationale demeure importante en période de crise. Toutefois, il soutient qu’elle ne peut remplacer une stratégie nationale de développement agricole.
À ses yeux, une nation ne devrait pas considérer la dépendance alimentaire comme un motif de satisfaction. Il affirme qu’il est urgent d’investir dans la production nationale afin de réduire progressivement les importations.
Un appel à relancer la production nationale
Enfin, Walsonn Sanon appelle les autorités à faire de l’agriculture une véritable priorité. Il plaide pour la réhabilitation des plaines agricoles, la modernisation des infrastructures, le soutien aux paysans et la mise en œuvre de politiques publiques capables de renforcer la souveraineté alimentaire.
Selon lui, Haïti dispose des ressources nécessaires pour retrouver son autonomie agricole, à condition que les dirigeants fassent preuve de vision, de volonté politique et de leadership.
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