Le ministère des Affaires sociales et du Travail tente d’apaiser les tensions autour du nouveau salaire minimum dans les entreprises du Segment F. Dans un communiqué publié cette semaine, les autorités précisent les règles applicables aux ouvriers des industries d’assemblage et des manufactures tournées vers l’exportation.
Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail a rappelé que le salaire minimum légal dans les entreprises du Segment F est désormais fixé à 1 000 gourdes pour une journée normale de huit heures.
Cette mesure est entrée en vigueur depuis le 6 mai 2026. Elle concerne notamment les industries d’assemblage et les entreprises manufacturières exportatrices.
Selon le ministère, ce montant représente le seuil légal minimal. En conséquence, aucun travailleur de ce secteur ne peut recevoir une rémunération inférieure pour une journée normale de travail.
Par ailleurs, le gouvernement distingue clairement le salaire minimum de référence du salaire dit « de production ».
Un salaire de production fixé à 1 300 gourdes
Le communiqué précise que le salaire de production atteint 1 300 gourdes. Ce montant concerne les employés rémunérés selon un système de rendement ou de travail à la pièce.
Ainsi, les travailleurs qui atteignent les objectifs de production fixés par l’entreprise doivent pouvoir percevoir au moins 1 300 gourdes par jour.
Le ministère insiste également sur plusieurs obligations imposées aux employeurs :
les objectifs de production doivent être raisonnables et transparents ;
les barèmes de salaire doivent être affichés clairement ;
les modalités de calcul de la rémunération doivent être accessibles aux travailleurs ;
les employés dépassant les objectifs doivent recevoir une rémunération proportionnelle à leur niveau de production.
Toutefois, les autorités rappellent qu’aucun salarié ne peut toucher moins de 1 000 gourdes pour huit heures de travail normal, même dans un système de production.
Le gouvernement appelle au dialogue social
Dans son communiqué, le ministère avertit également que le nouvel arrêté ne peut pas servir de prétexte à une réduction arbitraire des salaires ou des avantages déjà acquis dans certaines entreprises.
En revanche, les autorités soulignent que le maintien des rémunérations suppose « l’exécution normale du travail convenu ». Les cas d’abandon de poste, de ralentissement volontaire de la production ou de faute grave restent encadrés par le Code du travail et les règlements internes des entreprises.
Face aux tensions observées ces derniers jours dans certaines usines, le gouvernement appelle les employeurs, les syndicats et les travailleurs à privilégier le dialogue social.
Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail invite également les ouvriers à reprendre le travail « dans un esprit de dialogue et de préservation des emplois ».
Les autorités assurent enfin vouloir garantir à la fois la protection des droits des travailleurs, la continuité des activités économiques et la stabilité sociale du pays.
RL News
