Le leader du parti politique Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles, a vivement critiqué le gouvernement en place, accusant le Premier ministre d’avoir « vendu le pays au détriment du peuple haïtien » à travers le récent décret relatif aux activités minières.
Lors d’une intervention publique, l’ancien sénateur a dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale du siècle », affirmant que le pouvoir actuel aurait signé, dans la plus grande discrétion, plus de 140 contrats avec une seule compagnie minière. Selon lui, ces accords accorderaient à cette entreprise le droit d’exploiter près de 2 500 kilomètres carrés du territoire national.
« Le pays compte environ 27 500 kilomètres carrés. Accorder une telle superficie à une compagnie privée constitue une trahison nationale », a déclaré Moïse Jean-Charles, dénonçant un manque total de transparence dans la gestion des ressources minières du pays.
Le dirigeant de Pitit Dessalines estime que ces contrats ont été conclus sans consultation populaire ni débat public, dans un contexte où les institutions démocratiques restent fragilisées et où les autorités de transition font déjà face à de nombreuses critiques concernant leur légitimité.
Au-delà de la question minière, Moïse Jean-Charles a également remis en cause la légitimité du Premier ministre à rester au pouvoir après le 7 juin 2026. Selon lui, le chef du gouvernement n’a pas respecté les exigences prévues par l’article 149 de la Constitution, notamment en ce qui concerne l’organisation des élections.
L’ancien parlementaire rappelle que le même article de la Constitution avait été invoqué par les autorités dans l’arrêté publié le 7 février dernier pour constater la vacance présidentielle. À ses yeux, l’incapacité du gouvernement à organiser les élections dans les délais constitue donc une violation des engagements constitutionnels pris par le pouvoir de transition.
« Après le 7 juin 2026, le Premier ministre devra quitter le pouvoir », a martelé Moïse Jean-Charles, appelant à une transition respectueuse des principes démocratiques et de la souveraineté nationale.
Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas officiellement réagi à ces accusations portant sur les contrats miniers évoqués par le leader de Pitit Dessalines.
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